Prix artistiques de la Ville de Verviers

Ville de Verviers - Historique

 

 
   
 

L'occupation du site de la ville de Verviers est très ancienne. Des néanderthaliens vécurent vraisemblablement dans la vallée de la Vesdre, comme le prouvent les armes, les outils en silex taillé et les fragments d'os retrouvés dans diverses grottes. De 8000 à 7000 avant JC, des peuplades venant de l'Est envahissent nos contrées. Avant l'arrivée des Romains, la région verviétoise faisait partie du territoire éburon qui s'étendait entre le Rhin et la Dyle. Au 10ème siècle, Verviers et ses hameaux font partie des cinq bans de Franchimont, terre de la Principauté de Liège. Avant 1468, Verviers n'était qu'une modeste bourgade rurale. La majorité des habitants se partageait entre l'élevage et l'agriculture. Au 17ème siècle apparaissent les fouleries. Avec l'essor de la draperie, Verviers devint une agglomération plus importante et assez riche pour obtenir le titre de «Bonne Ville», en 1651. Après maints retournements, les républicains français seront, un moment, les maîtres de notre pays.

Après la bataille de Waterloo (1815), Verviers connaît une période de prospérité: la mécanisation est rapide et les usines s'agrandissent. L'activité industrielle sera en hausse jusqu'au début du 20ème siècle. L'industrie drapière attire les usines de machines textiles, ce qui provoque l'apparition de tanneries et de fabriques de chaussures. Après la première guerre mondiale, Verviers devient, avec Bradford, capitale mondiale de la laine. Vers 1930, la crise économique met en difficulté la chaussure, mais aussi le textile. La crise décisive se produira à la fin des années 1950. Elle verra la disparition d'un grand nombre d'entreprises. Cependant, autour de Verviers s’ouvrent de nouveaux parcs industriels qui permettent à la ville de retrouver son essor. En 1976,les communes d’Ensival, Heusy, Lambermont, Petit-Rechain, Stembert et une partie de Theux (Polleur) fusionnent avec Verviers pour former le «Grand-Verviers».

(Bourgmestre: Claude DESAMA; Échevin de la Culture: Jean-François ISTASSE).

Mais Verviers est aussi une ville vouée aux Arts qui s’épanouissent grâce:

-Au Grand-Théâtre, édifié de 1890 à 1892, capable d'accueillir près de treize cents spectateurs. L'intérieur se présente sous la forme d'un théâtre à l'italienne de style Louis XIV. Les loges et les balcons sont garnis de draperies et de guirlandes blanc et or. Le plafond sert de support à une œuvre du liégeois Berkmans représentant des scènes mythologiques. Magnifique édifice, étonnant dans un simple chef-lieu d’Arrondissement, cette splendide construction est gérée par le Centre Culturel Régional. (Direction: Pierre STEMBERT).

-Depuis 2004, l’Espace Duesberg, géré lui aussi par le Centre Culturel Régional est venu apporter un complément de choix au Grand-Théâtre. Salle polyvalente, bénéficiant des derniers apports de la technique moderne, ce vaste espace permet à Verviers de rayonner encore davantage dans les milieux culturels.

-A la Société Royale d'Harmonie, créée en 1829 par un jeune hervien fervent amateur de musique. Elle acquiert en 1832 un terrain sis au bas de la colline de la chic-chac, non loin de la Vesdre. La pose de la première pierre eut lieu en 1834 et l'inauguration en 1835. Dans le parc se dressent aujourd'hui encore le dernier kiosque à musique de la ville, inauguré le 13 août 1854, classé depuis 1982, et restauré en 1994.
-Au Conservatoire, créé en 1840, lorsque la Société Royale d’Har-monie prend l'initiative d'organiser des cours publics. En 1883, l'école de musique prend de nouveaux développements. En 1887, l'établissement comprend 26 classes où l'enseignement est donné par 17 professeurs, répétiteurs ou moniteurs à 623 élèves. Les locaux de la rue Chapuis sont inaugurés le 22 janvier 1899. Depuis les années 1970, le Conservatoire s'est développé de façon spectaculaire, puisqu’il compte aujour-d’hui plus de 2000 élèves dans de nombreuses disciplines. (Direction: Joseph GILET).
-A l’Académie des Beaux-Arts, créée en 1902, dont l'expansion ne cessera jamais par la suite, tant en terme d'élèves que par la diversification des activités qui y sont proposées, comme dessin, peinture, sculpture, ébénisterie, gravure, photographie, arts numériques, histoire de l'art et analyse esthétique. Trônant place du Palais, l'École d'arts décoratifs, comme elle se nommait à l'époque, s'offre 56 mètres de façade éclectique, alliant le style grec, gothique et moderne. Tout comme le Conservatoire, l'académie s'est développée de manière importante puisqu'elle passe de 1990 à maintenant de moins de 400 à plus de 600 élèves (Direction: Jean-Bernard Barnabé)